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Branchite infectieuse

Définition

Infection virale respiratoire aiguë fortement contagieuse du poulet caractérisée par des râles, eternument en plus d’une atteinte rénale alors que chez les poules pondeuses,  une chute de ponte et une détérioration de la qualité de l’œuf sont observés.

 La mort peut survenir chez les jeunes comme une caractéristique des lésions respiratoires ou rénales. 

Etiologie

Agent causal : Coronavirus.

  • Un virus appartenant à la famille des Coronaviridae.
  • Virus à ARN.
  • Double brun.
  • Symétrie hélicoïdale.
  • Polarité négative.
  • Sa réplication est intra cytoplasmique. 
  • Virus modérément résistant dans le milieu extérieur et peut être détruit  par les désinfectants ordinaires comme le permanganate de K et autres.
  • N’est pas hémaglutinant sauf après son traitement par la phospholipase C.
  • Plusieurs sérotypes ont été identifiés connecticut et Massachusette et autres,  au sein de chaque sérotype ont été reconnues des variants.

Epidémilogié

Descriptive :

  • Touche seulement le poulet.
  • Tous les âges sont sensibles à la maladie mais les jeunes sont les plus sensibles.
  • Distribution mondiale.

Analytique :

  • La transmission de la maladie se fait par voie respiratoire ( inhalation )par voie orale ( élimination du virus dans les fientes durant 100 jours ).
  • Suite à l’infection, le virus attaque la trachée ou il cause des signes plus ou moins sévères ( selon la souche ) puis il infecte les reins, le système reproducteur femelle ( selon le tropisme de la souche ).
  • Le virus peut persister dans les locaux contaminés durant 4 semaines.
  • Les animaux continuent à excréter le virus durant plusieurs mois après guérison.
  • Le virus peut être re-isolé de la trachée, des poumons, des reins, de la bourse de Fabricius entre 1 à 7 jours post-infection au niveau des fèces pendant 20 semaines. 

Signes cliniques

  • Incubation 18 à 36 h.
  1. Les jeunes poussins 
    1. Symptômes  respiratoires
  • Toux.
  • Eternument.
  • Râle.
  • Jetage oculo-nasal.
    1. Symptômes généraux
  • Fièvre.
  • Abattement.
  • Dépression.
  • Rassemblement autour d’une source de chaleurs.
  • L'agent infectieux ou s’il s’agit d’une souche à tropisme rénale.
  • Si infection par des souches néphrogènes ( survenant surtout chez les oiseaux d’un âge entre 3 à 6 semaines ).
  • Plumes ébouriffés.
  • Diarrhée mucoide blanchâtre.
  • Taux de mortalité élevé.
  • Le taux de mortalité varie en fonction de l’âge, de la virulence de la souche et du statut immunitaire : 25 % pour les jeunes de moins de 6 semaines d’âge et moins élevée chez l’adulte.
  1. Chez la poule pondeuse et les reproducteurs 
    1. Signes respiratoires 
  • Toux.
  • Eternument.
  • Râle.
  • Rarement jetage oculo-nasal.
    1. Signes généraux 
  • Abattement.
  • Perte de poids.
  • Diminution de la consommation de l’eau et de l’aliment.
  • Chute de ponte > 50%  avec  une baisse de la qualité externe et interne de l’œuf. 
  • Des œufs avec un albumen liquide qui a perdu sa consistance.
  • Décoloration.
  • Fragilité.
  • Déformation de la coquille.
Le taux de morbidité est élevé  alors que celui de la mortalité est faible.

Lésions

Sur le plan macroscopique :

  • Inflammation du système respiratoire.
  • Exsudation catarrhale ou caséeuse au  niveau de la trachée, les conduits naseaux et les sinus.
  • Aérosacculite, sacs aériens opaque contenant de l’exsudat.
  • Si infection néphrogène : Hypertrophie et pâleur des reins avec dépôts d’urate au niveau des tubules rénaux  surtout chez les jeunes oiseaux et poulet de chair => reins incapables de résorber le glucose, le sodium, le potassium => acidose => mort de l’oiseau.
  • Follicules ovariens flasques, ponte intra-abdominale, parfois des ovaires hyoplasiés ou kystiques et vitellus dans la cavité abdominale.
  • Salpingite, ovarite, péritonites. 
  1.   ph3
  2.    ph5   
  3. ph4 
  4. ph 1 
  5. ph2   

Microscopique :

  • Trachée :
    • Oedème de la muqueuse trachéale.
    • Hyperplasie cellulaire.
    • Déciliation.
    • Nodules lymphoïdes avec infiltration des hétérophiles.
  • Reins :
    • Néphrite interstitielle : dégénérescence granulaire.
    • Desquamation de l’épithélium avec une infiltration par des hétérophiles.
    • Nécrose des tubules rénaux.

Diagnostic

Suspicion :

Symptômes, lésions et historique de la maladie.

Confirmation :

  • Isolement et identification de l’agent causal.
  • Prélèvement : Trachée, sac aériens, reins => inoculation chez des embryons de 9 à 10 jours dans le sac allantoïdiens => recherche d’un arrêt de croissance et des lésions néphrose.
  • Inoculation  intra-trachéale chez des poussins sensibles => si signes respiratoires 18-36 h après. 
  • Technique de détection du virus par immunofluorescence des prélèvements de trachée : diagnostic rapide mais ne permet pas de différencier les sérotypes.

Sérologie :

Le meilleur moyen de diagnostic : 

  • ELISA ( outil idéal pour évaluer la réponse vaccinale et pour évaluer l’uniformité de transfert de l’immunité passive ). 
  • IH ( moins coûteux, différencie  les sérotypes chez les oiseaux lors de leur contact avec le virus et  plus sensible que le test de neutralisation ).
  • Neutralisation virale ( pour différencier les souches c’est le plus spécifique test).

PCR :

Fiable et peut distinguer entre les différents sérotypes.

Différentiel :

  • NDV.
  • LTI.
  • Coryza infectieux.
  • EDS 76.
  • Mycoplasmoses.
  • Syndrome de la grosse tête.
  • Si forme rénale : 
    • Gumboro.
    • Toute autre cause de néphrite.
    • Colibacilloses.

Prévention et controle

Sanitaire :

Respect des règles d’hygiène et application des normes de la biosécurité sanitaire sont les meilleurs moyens pour prévenir la maladie.

Médicale : 

Tenant compte des études épidémiologiques pour le choix des vaccins du programme de vaccination, les différentes souches et leurs immunités.

    1. Un  vaccin vivant : voie d’administration soit : 
  • Par instillation oculaire. 
  • Voie intra-trachéale.  
  • Intra-nasale. 
  • Eau de boisson. 
  • Nébulisation. 

NB : Il est préférable d’ajouter le lait écrémé en poudre dans l’eau de boisson pour stabiliser le virus vaccinal.

    1. Un vaccin inactivé : utilisé avant l’entrée en ponte chez les poules pondeuses et les reproducteurs entre 14–20 semaines d’âges.

Traitement

  • Pas efficace mais on peut administrer des antibiotiques pour contrôler les complications secondaires et pour les souches néphrogènes, il est conseillé d’apporter du sodium et du potassium comme électrolytes pour renforcer la fonction rénale. 
  • Chez les jeunes, améliorer les techniques d’élevage.
  • L’augmentation de la température ambiante peut diminuer l’intensité de l’infection et accélérer la guérison.