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Etudes techniques et financiéres des projets avicoles

 

 

1 - Le secteur avicole au Maroc

 

Avec un taux d'accroissement moyen durant les quatres dernières décennies d'environ7.7% des productions de viandes de volailles et 3.5% des productions de d’œufs de consommation, le secteur avicole constitue l'une des activités agricoles les plus dynamiques au Maroc.
Compte tenu de ses prix relativement bas par rapport aux autres denrées animales, les produits avicoles sont consommés par l’ensemble de la population et constituent le seul recours pour l’amélioration de la sécurité alimentaire de notre pays en terme de protéines d’origine animale. Avec une production en 2014 de 534 000 tonnes de viandes de volailles et 5 milliards d’œufs de consommation.
Ce secteur couvre actuellement :
  • 100% des besoins en viandes de volailles représentant 52% de la consommation totale toutes viandes confondues.
  • 100% des besoins en œufs de consommation

 

Depuis 1997, le secteur de l’aviculture connaît des difficultés ayant entraîné un ralentissement de son développement les contraintes sont notamment liées à l’absence d’une réglementation stricte de l’exercice des activités avicoles ; c’est pourquoi il a jugé d’urgent de doter le secteur d’un cadre juridique adéquat et spécifique et dont les finalités seraient la protection des élevages avicoles et le contrôle de la production et la commercialisation des produits avicoles, ce projet de loi a été élaboré et présenté en conseil de gouvernement qui l’a adapté le 10 mai 2001.

Le secteur avicole n’a pas encore atteint le niveau d’intégration dans le domaine agricole grâce à l’absence d’un rôle de gouvernement, ce dernier est considéré comme un secteur industriel et non agricole, de ce fait n’a pas bénéficie de la loi sur la détaxation de l’agriculture.

Paradoxalement les textes de réglementation de secteur existent quant à les appliquer l’état tergiverse sous prétexte que tout resserrement du contrôle entraînerait des pertes d’emplois et une crise sociale qu’elle ne veut pas avoir sur les bras.

La commercialisation et la distribution du poulet au Maroc se font selon un système primitif, plus de 90% des poulets produits sont vendus par des petits détaillants du poulet vif ces détaillants s’approvisionnent soit du marché de gros, soit directement des fermes selon les régions .le consommateur acheté donc un animal vif, et généralement le remet à une tuerie adjacente pour le service d’abattage - déplumage et de plus en plus d’éviscération.

Donc la faiblesse du pourvoir d’achat n’est pas le seul facteur qui explique la régression de la demande ce que les avicultures relèvent moins aisément c’est la situation sanitaire déplorable des produits avicole : les mauvais producteurs et filières de commercialisation nuisent fortement à l’image de tout le secteur.

Les deux partes, l’administration et les opérateurs du secteur, devront veiller à équiper le pays en abattoirs avicoles industriels qui sont rares jusqu’à ici.

Enfin, ils devront concourir à dynamiser la consommation des produits avicoles à forte teneur protéique et à prix réduit, cet objectif passe par une modernisation des circuits de distribution qui restent le moteur de développement du secteur.

Répartition régionale (par province) des élevages selon le système de production

Les différentes volailles traditionnellement élevées au Maroc (poule, dinde, pigeon) sont bien réparties à travers tout le pays avec néanmoins des concentrations spatiales liées aux rigueurs du climat (gradients Nord-Sud et Ouest-Est) et à la répartition démographique.

A l’inverse, les élevages industriels, bien que présents dans la plupart des régions, se distinguent par une très forte concentration sur la cote atlantique, particulièrement sur l'axe Kénitra-El Jadida, qui offre un climat favorable et se trouve à proximité des grands centres de consommation (Casablanca et Rabat).

En effet, l'axe Kénitra-El Jadida représente 48% de la capacité totale d'incubation des couvoirs de type chair, 75% des couvoirs de type ponte, 73% de la capacité des élevages de pondeuses d'oeufs de consommation, 42% de celle des élevages de poulets de chair et 91% de celle des élevages de dindes.

La production de poussins qui couvre la totalité des besoins du marché (et assure aussi en partie les besoins de repeuplement de l’élevage traditionnel) est assurée par un éventail d’unîtes de capacité très variable : 49 couvoirs de type chair, 5 couvoirs de type ponte, 3 couvoir de dinde, et 4 petits couvoirs de caille et 4 d'autruche.

INFRASTRUCTURES DU SECTEUR AVICOLE
  • 40 usines de fabrication d'aliments composés
  • 49 couvoirs de poussins de type chair
  • 5 couvoirs de poussins de type ponte
  • 3 couvoirs de dindonneaux
  • 7293 élevages de poulets de chair autorisés
  • 689 élevages de dindes autorisés
  • 238 élevages de poules pondeuses autorisés
  • 27 abattoirs avicoles
  • 05 centres de conditionnement des oeufs de consommation
  • 03 unités de transformation des oeufs

LE SECTEUR AVICOLE EN CHIFFRES (2016)
 En 2015, le secteur a fourni :


Production annuelle:

  • 470 000 tonnes de viande de poulet de chair
  •  90 000 tonnes de viande de dinde
  •      400 millions de poussins type chair
  •     8.37 million de dindonneaux locaux
  •   3.83 millions de dindonneaux importés
  •    14 millions de poussins type ponte
  •     4.10 milliards d'oeufs de consommation
  •     2.75 millions de tonnes d'aliments composés pour volailles
Investissements cumulés:      11.30 milliards de dirhams
Chiffre d'affaires :                   29.10 milliards de dirhams
Emplois:                                 120 000 emplois directs
                                                  280.000 emplois indirects 

 

2 – Secteur avicole en Tunisie


L’évolution du secteur avicole en Tunisie a été similaire à la plupart des pays développés ou en voie de développement, qui sont passée d’un élevage traditionnel familial à une industrie avicole bien établie.
Les encouragements de l’Etat pour le développement de ce secteur ont concerné aussi bien les bâtiments d’élevage, les équipements que l’aliment concentré. L’organisation du secteur avicole industriel a commencé par des fermes de l’état puis s’est faite autour de quelques pionniers dynamiques au sein de la profession pour
S’articuler depuis 1985 autour du Groupement Interprofessionnel des Produits Avicoles et Cunicoles (GIPAC)
En effet, la création d'agro-industries (couvoirs et usines d’aliment) transmettant l'information technique a favorisé l’amélioration de la conduite moderne de fermes chez les éleveurs

 

Généralités sur les types de bâtiments

Les bâtiments d’élevages en Tunisie sont en majorité de deux types:
Bâtiment traditionnel ouvert : Construits en dur, en pierre ou en briques ou rarement en parpaings. Ces bâtiments sont ouverts, et utilisent donc à la base une ventilation statique parfois assistée d’une ventilation dynamique. De plus en plus, les éleveurs équipent leurs bâtiments de moyens multiples de lutte contre la chaleur.
Les moyens de ventilation et de refroidissement sont de plus en plus sophistiqués, notamment chez les gros éleveurs.

Bâtiment fermé:
Quelques élevages ont utilisé depuis longtemps des bâtiments fermés à ambiance contrôlée, que sont devenu très fréquent dans les projets nouveaux. De plus en plus de bâtiments ouverts anciens sont aménagés avec de nouveaux équipements de contrôle de l’ambiance (automates de contrôle de température/humidité, ventilation, l’éclairage, avec alarme, etc.) pour les convertir en bâtiments totalement contrôlés.

Voici un aperçu sur le nombre des couvoirs et des souches les plus utilisées en Tunisie:

Poulet de chair:
Il existe 31 couvoirs qui incubent 108 millions d’œufs et produisent environ 86 millions de poussins/an (1.65 millions de poussins/semaine). Les souches utilisées sont Hubbard ISA (Hubbard Classic, F15, JV) et Arbor Acres.

 Dinde:
Il existe deux couvoirs spécialisés qui incubent 10 millions d’œufs et produisent 8 millions de dindonneaux/an (0.15 millions de dindonneaux/semaine). Les souches utilisées sont Nicholas et Hybrid (Souches Medium).

Poulette:
Il existe trois couvoirs spécialisés qui incubent 17.5 millions d’œufs et produisent 7.2 millions de poussins femelles/an (0.14 millions de poulettes/semaine). Les souches utilisées sont Hy-line, B300 et Lohmann et sont toutes des souches à œufs blancs
Les Usines d’aliment
Le nombre d’usines d’aliment est de plus de 600 dont 140 à caractère commercial le reste étant constitué d’unités propres aux éleveurs pour le mélange à la ferme. Plus de 70% du chiffre d’affaire des usines est réalisé par une dizaine de société.

  Effectifs – Productions

Le taux moyen de croissance pendant la période 2010-2012 des viandes de volailles 6.3% avec notamment un taux très élevé de 44.4 % pour la dinde

 

3-Le secteur avicole en Algérie

L’aviculture algérienne produit entre 350 et 475 mille tonnes de viande de volailles (soit environ 240 millions de poulets par an) et plus de 3 milliards d’œufs de consommation. Elle est constituée de 20.000 éleveurs, emploie environ 500.000 personnes et fait vivre 2 millions de personnes. Elle importe 80% des 2.500.000 tonnes d’aliments (mais, tourteau de soja et complément minéral vitamine), 3 millions de poussins reproducteurs, des produits vétérinaires et des équipements. La structure actuelle de cette aviculture résulte des politiques de développement initiées par l'Etat dans les années 1980. Actuellement, la forte dépendance du marche extérieur des aliments concentres pour volailles demeure le principal frein au développement de l’aviculture algérienne, surtout en ce qui concerne le mais et le soja qui représentent plus de 70% de la ration alimentaire. Les difficultés rencontrées par les éleveurs (1' approvisionnement en intrants, l’augmentation des charges, le désengagement de l'Etat et la commercialisation de leurs produits), ont pousse nombre d'entre eux à abandonner cette activité. La sortie de la crise de cette filière, sa modernisation et son adaptation aux nouvelles relations mondiales, notamment par l'intégration imminente de l’Algérie a l'Organisation Mondiale du Commerce et au partenariat avec l'Union Européenne exigent que des actions soient menées a différents niveaux. La collaboration entre les différents partenaires (organisations professionnelles et interprofessionnelles, associations) et différentes structures étatiques (industrie, agriculture, commerce) permettent la mise en place d'un cadre institutionnel pour l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi d'une politique de modernisation du secteur avicole,


L’investissement public est présent dans le secteur avicole en Algérie à travers le Groupe industriel ONAB.  Le groupe ONAB restructuré dans le but de faire face à la concurrence, dans un marché entièrement ouvert dans le cadre d’une nouvelle politique des pouvoirs publics, dispose de toutes les activités de la filière avicole faisant de lui un groupe intégré.
Le potentiel de production avicole chez l’ONAB en termes de capacités annuelles existantes se présente comme suite :

Filière Chair

Œufs à couver chair 175 000 000 d’unités.
Poussins chair 113 000 000 de sujets.
Poulets de chair vifs 14 000 000 de sujets.

Filière Ponte

Œufs à couver ponte 40 000 000 d’unités.
Poussins un jour Ponte 16 650 000 sujets.
Poulette démarrée 12 300 000 sujets.
Œufs de consommation 180 000 000 d’unités


Filière abattage et Transformation

Viande blanche 65 000 Tonnes.
Produits transformés 4 000 Tonnes.

 

4-Le Secteur avicole au Sénégal :

La filière avicole sénégalaise, à l’instar des pays de la CEDEAO est l’une des filières agroalimentaires les plus porteuses d’espoir pour la réduction de la pauvreté et la croissance économique. C’est ainsi que tous les pays de la CEDEAO ont retenu l’aviculture au titre des 5 spéculations agricoles stratégiques. Au Sénégal, plusieurs indicateurs l’attestent :
- sa contribution au PIB de l’Elevage est de 17%; 
- son chiffre d’affaires global a été de près de 130 milliards de FCFA en 2011; 
- Un investissement de plus de 20 milliards de Francs CFA;
- elle occupe plus de 50 000 emplois directs et indirects ; 
- avec 30% de l’offre du sous secteur traditionnel et une consommation par habitant de près de 3,79 kg/an, elle demeure une source de protéines essentielle aux populations et une réponse à la lutte contre la malnutrition rurale et à l’insertion des jeunes.
La filière connait un boom spectaculaire depuis quelques années, mais reste à la merci des pressions des pays étrangers qui exigent que le Sénégal lève sa mesure suspensive pour renouer avec les importations de viandes de volailles congelées.
Le chiffre d’affaires de la filière avicole sénégalaise (hors vente d’aliments volailles) a connu une croissance de +77% % entre 2000 et 2011 passant de 72,2 à 130 milliards de FCFA. Sur la période consécutive à la mesure suspensive (2006-2011), la croissance a été de 44%. La filière avicole avec un chiffre d’affaires aussi important en douze ans devrait jouer dans les années à venir un rôle quasiment identique que la filière pêche au Sénégal durant sa période d’embellie. Il ne serait pas surprenant dans un horizon proche de voir l’émergence d’une véritable grappe aviculture au Sénégal. L’aviculture sénégalaise est aujourd’hui une filière qui revêt une importance socio-économique certaine.
Actuellement, 12 couvoirs assurent une offre annuelle de 21 millions poussins d’un jour.
La production de viandes de volailles est passée de 29 042 tonnes en 2005 à 55 839 tonnes en 2011, soit une augmentation de 26 797 tonnes, soit 92,26 % en valeur relative. Elle représente 27,94% de la production de viande en 2011 et est fournie par : 
- l’aviculture moderne pour 28 688 tonnes représentant un chiffre d’affaires à la vente au détail de 43 milliards de FCFA ; 
- et l’aviculture familiale avec 27 039 tonnes pour un chiffre d’affaires de 54 milliards de FCFA. 
Cette évolution positive de la production nationale de poulets de chair issue de l’aviculture moderne a permis de compenser le gap résultant de l’arrêt des importations.
La production d’œufs de consommation est passée de 324 millions d’unités en 2005 pour un chiffre d’affaires de 16 milliards FCFA contre 494 millions d’unités en 2011 pour un chiffre d’affaires de 30 milliards soit une croissante unitaire de 34,4% et du chiffre d’affaires de 46,7% du fait de l’augmentation des prix de vente.
Entre 2005 et 2011, la consommation per capita en viandes de volailles est passée de 1,65 kg à 3,79 kg. En outre, le prix du poulet chair est en baisse continue depuis 2006 et la viande de poulet de chair reste la moins chère sur le marché sénégalais, comparée au bœuf et au mouton.

 

5-Le secteur avicole en Mauritanie

 

L’aviculture industrielle proprement dite est inexistant en Mauritanie, il existe une industrie semi-industrielle de poulet de chair qu’est apparue au début des années 1960. Au cours des années 1990, ce type d’élevage avait connu un essor, particulièrement autour de centres urbains tels que Nouakchott, Rosso et Nouadhibou, et comptait jusqu´à 60 exploitations opérationnelles y compris dans des régions plus reculées du pays (Kaédi, Atar, Zouerate). Cette situation avait suscité de gros investissements du secteur privé, et conduit à une dépendance de l’extérieur avec l’importation du matériel d’élevage et de l’ensemble des intrants, particulièrement les poussins et les aliments.

La taille de ces unités d’élevage varie entre 500 et 12.000 poussins au maximum. Leur activité est quasi exclusivement orientée vers la production de poulets de chair, qui est plus simple à réaliser. Elle permet en effet une rotation plus rapide du capital et est moins exigeante en termes de savoir-faire.
La Mauritanie importe la plupart d’équipement avicole du Maroc,  aussi elle importe le poussin d’un jour et les œufs à couver du Maroc, puisque un élevage de reproductrices pour produire des œufs à couver est inexistant en Mauritanie.

 

6 - Le secteur avicole en Libye

L’aviculture industrielle est quasi inexistante en Libye, en faite vue l’environnement politique qui règne en Libye et les politiques d’ancien régime  n’a pas permet d’installer une vrai industrie d’aviculture, actuellement la Lybie importe des poulets du voisin Tunisie et aussi les viandes de volailles congelés venant d’Europe
L’aviculture est depuis longtemps encouragée dans le pays et si l’objectif est d’atteindre l’autosuffisance alimentaire dans ce domaine, ce n’est pas encore tout à fait le cas puisque la Libye  importe, en faible quantité certes, de la viande de volaille congelée. Seuls les œufs destinés à éclore  peuvent être importés, les œufs dits de consommation directe sont prohibés à l’importation. La volaille vivante est prohibée à L’importation.

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commentaire

Bonjour.Je suis de franco-marocain et je souhaite avoir des renseignements sur l evelage de poule pour chair et pondeuse  d oeuf.

Avoir des conseil pour commence et quelle est le budget a avoir pour commence.Mes parents dans la région de l ouarzazate ils ont du terrain pour pouvoir faire cette élevage.

Merci d avance de voir conseil.

Cordialement.

  • Younes GHMIROU ghmirou@yahoo.fr 21/12/2015

je vous informe que je propose des études de projets complétes pour tout mode d'élevage , vous pouvez voir sur la page les différents études http://avicultureaumaroc.com/ETUDE.html

  • Nawfel El Araeidh nawfel.el.araeidh@gmail.com 19/04/2016

bonjour, je suis un étudiant tunisien je souhaite avoir ces renseignements actuellement c'est à dire une mise à jours pour le secteur avicole dans ces pays cités avec les principaux concurrents si c'est possibles et leur chiffre d'affaire consécutifs. merci d'avance

  • mustapha SDOUR mustafdor2@gmail.com 22/05/2016

un sujet très intéressant, sauf qu'il n'est pas mis à jours , les chiffres revient au 2014 ; on est au milieux 2016:
un autre sujet dois être mis au zoom de Aviculture Maroc; c'est l’activité des  éleveures de poulet baldi, qui ne cesse pas de se développer au 2015-2016...aussi bien le consommateur marocain privilège maintenat les produit dites Bio ou Baldi.. des souks populaires au nord du royaume connaissent une activité remarcable au niveau de vente d’œufs baldi (plus de 25000 œufs dans un souk chaque semaine)..
plus la demande sur pondeuse baldi et poussin baldi.. c'est une filière qui dois prendre ça place dans l'aviculture-maroc..
moi je suis technicien supérieure avicole, retourné au Maroc, j'ai démarré un proget de production de pondeuse, et je voie que la filière baldi a un potentielle économique prometteur..
merci pour toute contact: 0687922407