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Etudes techniques et financiéres des projets avicoles

 

 

Techniques de vaccination chez les volailles

Introduction

Le vaccin est une substance biologique.
Le but de son utilisation chez la volaille est d’introduire chez cette dernière une immunité protectrice contre les pathologies visées.

Trois points sont essentiels à l’atteinte de cet objectif :

  1. Le choix du vaccin et sa qualité,
  2. Le programme d’utilisation,
  3. Son administration,

Type de vaccins

Les deux principaux types de vaccins utilisés en aviculture sont les vaccins vivants atténués et les vaccins inactivés.

 

 

Vivant atténués

inactivés

Innocuité

BONNE

BONNE

Multiplication dans l’organisme

OUI

MODERE

Sensibilité aux anticorps d’origine maternelle

OUI

FAIBLE

Vaccination de masse

OUI

NON

Sensibilité à la chaleur

TRES FORTE

MODERE

Adjuvant

NON

OUI

 

En plus de ces deux types de vaccins, les vaccins de nouvelle génération sont de plus en plus utilisé, notamment, les vaccins vecteurs qui combinent l’efficacité de vivants avec l’innocuité des inactivés.

Le choix de la méthode de vaccination

Elle est dictée par un ensemble de  points :
la pathologie :

  • favoriser la vaccination par nébulisation pour les pathologies à tropisme respiratoire.
  • Vaccination en eau de boisson pour le vaccin Gumboro Vivant.
  • Vaccination par injection pour le vaccin Marek.

Le type de vaccins :

Vivant ou inactivé
Les impératifs liés à la souche utilisée dans le vaccin

Les animaux :
Type de production, âge…

Les conditions du terrain :
Main d’ouvre, matériel

 

Vaccination par eau de boisson

Cette technique de vaccination ne peut s’appliquer que pour des oiseaux de plus de 5 jours d’âge, en raison de la variabilité de la consommation d’eau pendant les premiers jours de vie.

Préparation de la solution vaccinale :
Utiliser une eau propre potable sans aucune trace de désinfectant.

Ajouter le lait en poudre écrémé à raison de 2.5 g/litre afin de préserver la solution vaccinale.
Ouvrir les flacons de vaccin dans l’eau, dissoudre le contenu dans une petite quantité d’eau et bien rincer chaque flacon.
Agiter et compléter la solution vaccinale avec la quantité d’eau nécessaire pour une consommation en 1 h 30 à 2 heures.

Points cruciaux :

Eau de boisson :

  • Eau potable (sans trace de désinfectant)
  • Ph légèrement acide entre 5.5 et 6.5 (sinon ajouter un acidifiant)
  • Absence de bactéries, matières organiques et minérales (essentiellement pour l’eau de forage).
  • Eau fraiche.

Nettoyage du circuit d’abreuvement :

  • Détartrer et nettoyer les canalisations régulièrement afin d’éliminer le biofilm.
  • Nettoyer les abreuvoirs à l’aide d’une éponge sans désinfectant et vérifier leur bon fonctionnement.

L’assoiffement des animaux :

  • Assoiffer les animaux (1H30) avant la distribution de la solution vaccinale (faire attention à la durée d’assoiffement des animaux en périodes de hausse température).

Vidange du circuit d’eau :

  • Vider le circuit de l’eau restante, pour les pipettes purger en bout de rampe les lignes et pour les abreuvoirs en cloche vider l’eau présente dans un seau.

Volume d’eau :

  • Estimé à environ 20% de la consommation de la veille.

Volume par 1000 sujets
(en litres)

Age (semaines)

15
20
28
35
42
45

2
3
4
5
6
7

 

Préservation du vaccin et neutralisation du chlore :

  • Ajouter du thiosulfate sodique à raison de 3.2g / 200 litres d’eau.
  • Addition de lait écrémé en poudre à raison de 2.5g / litre d’eau.

Distribution du vaccin :

  • Approvisionner avec des arrosoirs en plastique les abreuvoirs en cloche.
  • Purger en bout de rampe jusqu’à apparition de la solution vaccinale pour les pipettes.
  • Circuler lentement dans le bâtiment de manière à inciter les oiseaux à consommer la solution vaccinale.
  • Une fois la solution vaccinale bue, remplir le réservoir d’eau avec une eau potable sans trace de désinfectant.

Contrôle de la vaccination :

  • Coloration blanchâtre de l’eau suite à l’utilisation du lait écrémé ou bleue si colorant, en fin de circuit et/ou dans les abreuvoirs,
  • Pour contrôler, utiliser un colorant et prélever 25 à 50 oiseaux dans 5 à 6 endroits différents du bâtiment pour voir la coloration du jabot,
  • Une vaccination en eau de boisson est considérée satisfaisante quand au moins 90% des sujets présentent une coloration bleue au niveau de la langue ou du jabot.

 

Vaccination par nébulisation

Cette technique de vaccination consiste à pulvériser une solution vaccinale sous forme de gouttelettes qui entrent en contact avec les muqueuses de l’œil et du système respiratoire pour que le virus vaccinale se multiplie.
La réponse immunitaire sera d’abord locale. Puis générale.
Cette technique est indiquée pour les virus à tropisme respiratoire (BI, NDV, TRT/SIGT…)

Préparation de la solution vaccinale :

  • Utiliser une eau de bonne qualité bactériologique, sans trace de désinfectant, légèrement acide (eau minérale ou de table)
  • Ouvrir les flacons de vaccin dans l’eau, dissoudre le contenu dans une petite quantité d’eau et bien rincer chaque flacon.
  • Agiter et compléter la solution vaccinale avec la quantité d’eau nécessaire pour vacciner l’ensemble du cheptel du bâtiment.

 

Points cruciaux :

  • La taille et homogénéité des gouttelettes :

La taille des gouttelettes et leur homogénéité est fonction de nombreux paramètres :

    1. Le type de nébulisateur ;
    2. Le modèle de buse ;
    3. Les facteurs d’ambiance du bâtiment : le temps mis par les gouttelettes pour atteindre la tête des volailles dépend des conditions d’ambiance (température, hygrométrie, ventilation…)

La taille des gouttelettes en contact réellement avec l’œil ou le système respiratoire des volailles détermine en partie l’efficacité de la vaccination par nébulisation et influe sur l’intensité des réactions respiratoires post-vaccinales.

Déroulement de la vaccination :

  • Vacciner le matin ou tard le soir (heures plus fraiches).
  • Ne vacciner par la nébulisation que des volailles bénéficiant d’un bon état sanitaire.
  • Utiliser un matériel propre, sans trace de désinfectant, bien entretenu parfaitement réglé et réservé exclusivement à la vaccination.
  • Une dose de vaccin =  un oiseau (exemple : 10000 doses pour 9800 poulets).
  • Baisser l’intensité lumineuse, arrêter les radiants et arrêter la ventilation au cours de la vaccination.
  • Nébuliser la tête des volailles en effectuant au minimum deux passages.
  • Remettre en marche la lumière. La ventilation (ouvrir rideau en bâtiment ouvert) et les radians 15 à 30 minutes après la vaccination.

 

Vaccination par injection

Cette technique consiste en l’injection du vaccin en intramusculaire au niveau des muscles du bréchet ou de la cuisse, ou en sous-cutanée au niveau du cou (cas des vaccins bactériens en adjuvant huileux).

Les vaccins à injecter sont soit remis en suspension dans leur diluant avant d’être injecter (vaccins vivants), soit prêt à l’emploi (vaccins inactivés).

Points cruciaux :

Pour les vaccins huileux :

  • Sortir les flacons du réfrigérateur 6 à 8 h avant l’utilisation, afin d’améliorer la fluidité du vaccin.
  • Utiliser un matériel d’injection le plus propre possible.
  • Régler les seringues à la dose indiquée pour chaque vaccin en vérifiant la quantité délivrée au niveau d’un tube gradué après dix injections.
  • Utiliser des aiguilles adaptées à l’âge et au type de vaccin à administrer (1.25mm x 12mm ou 0.90 mm x 6mm).
  • Changer fréquemment les aiguilles et vérifier au cours du chantier de vaccination la conformité du biseau.
  • Agiter régulièrement le flacon pour homogénéiser son contenu.
  • Faire attention au point d’injection.
  • Vérifier que chaque oiseau a pris sa dose et que le nombre total des doses utilisées correspond au nombre des sujets vaccinés.

Cas de la vaccination par injection des vaccins Marek au couvoir

    1. Le vaccin contre le Marek doit être stocké dans l’azote liquide
    2. Le vaccin doit être décongelé en moins d’une minute en agitant l’ampoule doucement dans le bain-marie à 27 °C.
    3. La reconstitution du vaccin dans son diluant doit de faire directement après la décongélation.
    4. L’utilisation de la poche de vaccin doit se faire en moins d’une heure.
    5. Le volume injecté en sous-cutané est de 0.2 ml.
    6. L’injection peut se faire soit au niveau du cou ou de la cuisse.

 

INSTILLATION OCULAIRE

Cette technique de vaccination très précise permet de développer une immunité locale et générale, grâce à la glande de Harder qui est située juste en arrière de la troisième paupière, elle est obligatoirement indiquée pour le vaccin Laryngo-trachéite infectieuse, et peut être utilisé pour la vaccination contre d’autres pathologies (ND. BI. TRT/SIGT…)

Points cruciaux :

  • Tenir le flacon bien verticalement en évitant tout contact avec les muqueuses.
  • 30 ml = 1000 gouttes
  • Utiliser un diluant coloré pour mieux visualiser la bonne administration de la solution vaccinale.
  • Déposer une seule goutte sur le globe oculaire, attendre obligatoirement sa diffusion.
  • Respecter la durée maximale d’utilisation du vaccin après sa mise en solution (1 heure)

AUTRES TECHNQIUES DE VACCINATION

Trempage de bec :
Cette technique est utilisée sur des poussins de moins d’une semaine d’âge, elle consiste à tremper le bec jusqu’aux narines afin de faire pénétrer la solution vaccinale dans les conduits nasaux.
Solution vaccinale de 150 à 200 ml / 1000 poussins.
Transfixion alaire :
Cette méthode est réservée à la vaccination contre la variole aviaire, elle s’applique sur la membrane alaire à l’aide d’une double aiguille cannelée.
Il faut respecter le temps d’utilisation de la préparation vaccinale (moins d’une heure).
Une vaccination est considérée satisfaisante quand au moins 90%  des sujets présentent des pustules au niveau des points d’injection 7 à 10 jours post-vaccination.
Injection in ovo :
Cette technique consiste en l’injection d’un vaccin vivant (Marek, Gumboro,,,) au niveau de l’œuf embryonné au moment du transfert des œufs de l’incubateur à l’éclosoir (18 éme jours d’incubation).

 

RECOMMANDATIONS

  • L’objectif de la vaccination est d’essayer de vacciner 100% du cheptel avec la méthode la plus simple et la plus adaptée au contexte de l’élevage.
  • Chaque vaccin a ses spécificités qu’il faut respecter en suivant les recommandations du fabriquant.
  • Il est primordial de s’assurer de la propreté et des équipements utilisés lors de la vaccination.
  • La réussite d’une vaccination dépend en grande partie du professionnalisme de l’équipe de vaccination.
  • La biosécurité dans les élevages est un élément clé pour la réussite de l’efficacité d’un programme de prophylaxie vaccinale.

 

je suis tres satisfait par vos explications

je suis satisfait de vos eclairage surtout beaucoup courage poour cette initiative

comment calculer la dose de vaccin pour l'eau de boisson

Merci pour tous ses renseignements.

  • Ibrahima Ndiaye ibnagro@gmail.com 08/02/2016

Je commence par vous remercier d'avoir partagé avec nous ses connaissances très solides.
Je cherchais une vidéo sur la pratique du trempage  de bec mais je suis très satisfait après avoir lu cet article.

  • konan  k issa issakonan1@gmail.com 09/02/2016

c,est pationnant et tres formidable

  • doctour drcham44@gmail.com 02/03/2016

enfin je trouve ce que je recherche
QUESTION /si LES POUSSINS RESTE SOIF DANS PERIODE LONGUE CE QUE CE PASSE

  • fleurenceau felicien Fleurenceaufelicien@gmail.com 20/03/2016

je veux avoir un coq de combat "réunion x"
merci pour l'eclairssiment sur les vaccin.comment puis-je avoir ce coq?

  • Sarah Benabid saramao_1381@yahoo.fr 03/08/2016

Merci beaucoup pour ces informations très utiles
SVP je veux savoir comment calculer la quantité d'eau lors d'une vaccination par nébulisation

  • ali loujaddou@gmail.com 10/09/2016

merci beacoup pour ces explications tres interressantes  svp comment puis je avoir des coqs de combat .est ce que vs pouvez m envoyer le plan de construire une couveuse de 500oeufs de poule

  • Silue Abdoulaye Silueabdallah@gmail.com 29/11/2016

Bonsoir quelle différence y a -t-il entre le vaccin la sota et le clone?

  • denisdouti15@gmail.com 15/01/2017

je vous remercie pour votre éclaircissement dans ce domaine.

  • taoudi abdellah ataoudi999@gmail.com 27/02/2017

ou peut on se procurer ces produits noms commerciales prix ... merci beaucoup

  • TCHATCHOUANG EMMANUEL emmanueltchatchouang5@gmail.com 19/04/2017

STP le programme prophylaxie d poulet chair

  • selma hadjout223@gmail.com 19/05/2017

merci pour votre informations faites nous savoir

 

 

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